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J'ai testé pour vous la formation "Développer la motivation de son enfant"

J'ai suivi la formation "Développer la motivation de son enfant" pour mon adolescent de 15 ans qui me pousse dans mes retranchements par son manque d'envie de faire ses devoirs et par son flegme à toute épreuve face aux mauvaises notes.

J'ai testé pour vous la formation
By Sandrine Dirani
Sommaire
Stage 'Atelier de philosophie'
Du 8 au 12 avril
Pour des groupes d'enfants de 8 à 12 ans

Démunie pour motiver mon adolescent, j'ai testé la formation "Développer la formation de son enfant"

J'ai suivi la formation Développer la motivation de son enfant pour mon adolescent de 15 ans qui me pousse dans mes retranchements par son manque d'envie de faire son travail et par son flegme à toute épreuve face aux mauvaises notes. L'heure des devoirs était devenue source de conflits à tel point que je l'appréhendais toute la journée. A chaque fois, je me retrouvais face à mes limites. Comment faire pour motiver un enfant qui ne veut pas travailler ? J'ai tout essayé : expliquer, dialoguer, écouter, l'impliquer, le menacer, le récompenser, le punir et, je l'avoue, lui hurler dessus par dépit, par lassitude, par angoisse profonde par rapport à cet avenir qu'il me semble compromettre par son attitude.

Enthousiaste mais sceptique ...

A bout, je me suis tournée vers l'Approche Neurocognitive et Comportementale. Bien entendu, au début, j'étais enthousiaste mais sceptique. Comment en quatre heures parvenir à trouver une solution à une problématique qui me hante depuis de si nombreuses années? Et pourtant...

Pourtant, lors de la première séance, Valérie m'a expliqué qu'il fallait que je change mon regard sur la réussite. Et voilà le sempiternel refrain : c'était encore à moi de changer! Elle ne comprenait pas, c'était mon fils qui avait un problème, mon fils qui accumulait les mauvaises notes. Et puis, encore une fois, il fallait baisser mon niveau d'exigence. Mais jusqu'où faudrait-il le baisser pour atteindre celui de mon fils? Avec patience, Valérie m'a montré que tant que mon niveau de stress était aussi élevé, aucun dialogue ne serait possible avec mon fils. Je devais admettre qu'elle avait raison. Après tout, j'étais là, face à elle, alors autant jouer le jeu jusqu'au bout. J'ai progressivement appris à ressentir le stress m'envahir, à marquer un temps de pause en respirant (ou en demandant à mon fils de ne pas me parler jusqu'à ce que je me calme quand il était trop difficile pour moi de le gérer!!)

Petit à petit, le dialogue s'est renoué avec mon enfant mais sans aucun résultat sur son niveau d'implication, ni sur ses résultats scolaires. Juste une atmosphère plus respirable à la maison et je dois dire que ce n'était pas du luxe. C'est là que Valérie m'a sorti son deuxième outil, elle a dessiné mon profil psychologique et celui de mon fils. Il s'avère que je suis à dominante stratège et compétitrice autant dire que mes leviers de motivation sont clairs : j'aime la compétition, dépasser mes limites, l'exigence. Je suis dans la lutte. Mon fils, quant à lui, est philosophe : il aime prendre son temps, a une certaine paresse, est distrait, rêveur, il ne respecte pas les consignes et a une stratégie tout-à-fait assumée du 11/20.

Et puis, j'ai compris sa personnalité et ses leviers de motivation 

J'ai eu comme un flash : je m'évertuais à essayer de le motiver en lui parlant de ses notes, de l'envie de se dépasser et d'être le meilleur et tous ces concepts n'avaient aucun écho en lui. C'est comme si je lui parlais un langage qui lui était totalement étranger. Alexandre, lui, a besoin d'être accompagné : qu'on l'aide à donner du sens à ce qu'il fait et à se projeter dans l'avenir, que l'on stimule sa curiosité, qu'on lui apprenne à approfondir mais aussi qu'on l'amène à voir la réalité de son comportement en face et à accepter ses difficultés à se contraindre. 

En comprenant cela, j'ai changé en profondeur mon interaction avec lui en m'appuyant sur ses forces à lui et ses leviers de motivation et non sur mes facteurs de stress.

Est-ce que cela est facile? Non, c'est un travail au quotidien pour l'accompagner sur une route qui m'est tellement étrangère. J'ai toujours été consciencieuse et j'ai toujours fait partie des premières de ma classe. Je n'étais pas préparée à être confrontée à un enfant qui manque de motivation mais je dois m'adapter pour faire progresser mon fils, pour le faire avancer à son rythme, pour être respectueuse de sa personnalité et ne pas arriver à une situation de blocage. Et j'ai très vite compris que si je m'obstinais à vouloir le faire coïncider avec l'image du fils idéal, j'allais détruire notre relation. Je n'ai pas le fils idéal mais je ne suis pas la mère idéale. Nous sommes tous les deux, face à face, avec nos angoisses et nos failles que nous ne changerons pas. La seule chose à faire est de les comprendre pour les apprivoiser et avancer ensemble, main dans la main, plutôt que l'un contre l'autre.

Ma plus grande satisfaction ? Le voir progresser chaque jour sur la voie de l'autonomie et avoir eu l'occasion du fait de nos différences d'avoir des conversations très profondes sur nos conceptions respectives du monde et me voir changer de regard grâce à lui. C'est un véritable partage, un rapport de confiance qui se met en place avec ses hauts et ses bas, ses heurts, ses moments de doute et ses joies amis surtout avec la conviction profonde que j'accompagne mon enfant de la façon la plus appropriée à son caractère.

Découvrez votre profil et celui de votre enfant, vos facteurs de stress et vos leviers de motivation respectifs pour comprendre vos différences et arriver à tirer le meilleur de vous et d'eux.

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Présenté par: Sandrine
le 24 Février 2018
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