Les différents styles d'apprentissage en question

A l'heure où l'on parle de plus en plus de l'apport des neurosciences dans les méthodes d'apprentissage et que se développe l'idée qu'une meilleure connaissance du cerveau humain va de pair avec un enseignement personnalisé qui s'adapterait au style de mémoire et du rythme de chacun, certains réfutent ce qu'ils nomment le mythe des types d'apprentissage.

C'est en effet, la thèse défendue par Paul Howard-Jones, professeur en neurosciences et éducation de l'Université de Bristol. Selon lui, ce mythe largement répandu a la vie dure et est potentiellement dangereux puisqu'il implique d'adapter l'enseignement au type d'apprentissage présumé de chaque enfant ce qui serait, selon lui, un non-sens absolu.

Avec des méthodes qui ont pourtant fait leurs preuves

Sans vouloir rentrer dans un débat scientifique pour lequel je n'ai nullement la compétence requise, il me semble que nous fonctionnons tous en mettant à profit trois types de mémoire : la mémoire auditive, la mémoire visuelle et la mémoire kinésique. 

La mémoire auditive est celle des personnes qui ont besoin d'écouter pour apprendre, qui pour se remémorer un événement vont entendre des voix affluer dans leur tête. Ce sont les plus à l'aise dans le système scolaire tel qu'il est conçu en France puisque, à l'école, on demande à nos enfants, de s'asseoir, de ne pas bouger et d'écouter.

La mémoire visuelle est celle des personnes qui ont besoin de se constituer des images mentales pour apprendre. Pour elles, apprendre les mots invariables relève par exemple du parcours du combattant car ces mots n'ont aucune représentation mentale associée. Faites l'exercice par vous-mêmes : fermez les yeux et imaginez un cheval. Il y a fort à parier que vous voyiez l'image d'un cheval se dessiner. Maintenant, fermez les yeux et visualisez rien, toujours, jamais, etc. Eh bien, vous ne voyez rien. C'est ce qu'Anne-Marie Gaignard nomme les mots blancs et c'est précisément pour permettre aux personnes visuelles d'apprendre les mots invariables qu'elle a mis au point sa fameuse "roue des mots".

Enfin, la mémoire kinésique est la mémoire du faire, celle des personnes qui ont besoin de bouger, de toucher, de mimer, etc. pour apprendre. 

D'après ce que je comprends, nous fonctionnons tous avec ces trois types de mémoire mais certains d'entre nous ont une mémoire prédomnante qui va conditionner leur façon d'apprendre.

On peut être pour ou contre cette thèse. Vous verrez en lisant l'article qu'elle fait débat auprès des scientifiques mais, depuis que j'ai lancé Zeneduc et que je travaille avec des métodes alternatives qui font travailler conjointement les trois types de mémoire pour le français et pour les mathématqiues, force est de constater leur efficacité incroyable.

On vous laisse lire l'article et vous faire votre propre l'idée sur la question...

http://qz.com/585143/the-concept-of-different-learning-styles-is-one-of-the-greatest-neuroscience-myths/