Une réglementation fiscale qui décourage l'éducation numérique en France

La France vit aujourd’hui une situation paradoxale : d’un côté un Président de la République qui dit vouloir encourager la start-up nation, notamment dans le numérique, de l’autre une réglementation fiscale qui la décourage. De façon inéquitable, les formations en ligne pour les particuliers et notamment les cours pour les enfants, ne bénéficient pas de la réduction d’impôts dont jouissent les cours à domicile, au titre de services à la personne.

Résultat : un cours en ligne coûte 50% plus cher ! Cette situation renforce les inégalités sociales et territoriales et ralentit la pleine entrée de la France dans l’ère du numérique, malgré des atouts considérables.

Quand un enfant a des difficultés scolaires, si ses parents ne peuvent pas l’accompagner directement, leur seule solution consiste à se tourner vers des cours privés. Cela fonctionne très bien dans les grandes villes, où sont présents les grands acteurs du cours à domicile.

Le numérique, un rempart contre l’exclusion des petites villes et campagnes à l’innovation pédagogique

Qu’en est-il quand la famille réside dans une banlieue lointaine, une petite ville de province ou en milieu rural ? Imaginez Antoine, en plein blocage en orthographe, dans un village de 135 habitants en Nouvelle Aquitaine. Pour réussir à progresser, la meilleure solution devient le cours en ligne, dont Zeneduc est un jeune acteur en plein développement. Il peut apprendre, avec un professeur qualifié, à toute heure. A son rythme. Avec des cours homologués.

Grâce au digital, un enfant comme Antoine peut bénéficier d’un cours de qualité, quelle que soit sa situation géographique. Les plateformes en ligne assurent ainsi l’égalité d’accès des citoyens à des services d’éducation complémentaires de l’Education Nationale, sur l’ensemble du territoire, réalisant l’un des principes les plus forts de notre République.

Pourtant, la famille qui recourt à ces services ne bénéficie pas de la réduction fiscale, alors qu’une autre famille, habitant dans une grande ville et utilisant des cours à domicile, dispose de cette réduction. Cette différence de traitement conduit à une inégalité fiscale, au détriment des habitants des territoires qui déjà souffrent d’une moindre densité de services publics et privés.

N’est-il pas temps de mettre fin à cette injustice et d’accorder aux citoyens utilisant des services à la personne en ligne la même réduction fiscale que ceux à domicile ? C’est un pas nécessaire pour rétablir l’égalité devant l’impôt, mais aussi pour développer l’usage du numérique et permettre à notre pays de bénéficier pleinement de ses nombreux atouts, dont un territoire étendu et diversifié.

Dans une époque où la circulation et les transports en commun des grandes villes sont saturés, il est nécessaire de rendre attractifs aussi bien le télétravail que la vie dans des aires urbaines ou rurales moins peuplées. Cela suppose à la fois la possibilité d’y bénéficier de services de qualité, dont les cours en ligne, mais aussi de travail qualifié. Je pense ici à tous les formateurs et enseignants qui souhaitent vivre loin des grandes villes. Nombre d’entre eux apprécient de pouvoir donner des cours en ligne, évitant ainsi de se déplacer, de consommer de l’essence et de saturer les routes. Aujourd’hui, un formateur ou un enseignant peut donner un cours en ligne aussi bien à un élève situé à 1 qu’à 1000 kilomètres.

Les acteurs des formations et des cours en ligne ne demandent pas de privilèges. Ils souhaitent simplement l’application concrète de l’égalité devant l’impôt, l’un des grands principes républicains.

Le numérique, une chance pour la francophonie

Et puisque la France, c’est aussi la Francophonie, n’oublions pas que c’est à partir d’un réseau développé de cours et de formation en ligne que nous pourrons faire de la langue française une langue majeure du XXIe siècle, enseignée et utilisée par des dizaines de millions de locuteurs sur tous les continents.

Pour que la France et la langue française ne ratent pas le train du numérique, notamment en termes éducatifs, rétablissons l’égalité devant l’impôt entre les cours en distanciel et les cours en présentiel.