Sandrine Dirani, la fondatrice de Zeneduc est au micro de Clapotee pour donner les derniers conseils aux jeunes qui vont passer le baccalauréat français dans quelques jours !!

Comment mettre à profit les "profils d'apprentissage" pour bien réviser ?

On dit, en vulgarisant, qu'il y a trois grands profils d'apprentissage :

  1. Les auditifs : En général, si je suis auditif, j'entends, j'apprends. Ce sont de grand chaceux car le système scolaire est conçu pour eux. S'ils écoutent bien le prof pendant le cours, il y a de grandes chances pour qu'ils aient retenu grosso modo l'essentiel de la leçon.
  2. Les visuels : Ce sont ceux qui ont besoin de représentations mentales pour apprendre. 
  3. Les kinesthésiques : Ce sont ceux qui ont besoin de bouger, de toucher, d'expérimenter, de faire des liens émotionnels pour ancrer les apprentissages.

En réalité, c'est bien plus complexe puisque l'on fonctionne tous avec les trois profils d'apprentissage et que, pour apprendre efficacement, il faudrait combiner les trois. Mais cela a pour mérite d'aider à comprendre qu'il y a plusieurs façons d'encoder le savoir et que c'est en mobilisant tous nos sens que l'on travaille le mieux. Plus on est impliqué, plus on est acteur de nos apprentissages et plus on travaille vite et bien.

Les skechnotes : un outil efficace pour apprendre ?

Les sketchnotes comme les cartes mentales sont des outils de pensée visuelle. Pour les cartes mentales, l'idée principale se trouve au centre et cela irradie depuis le centre avec les différentes branches. Les sketchnotes, quant en eux, mettent en image, des parties de cours. Le fait qu'il y ait les mots-clés mis en avant et les images / les pictos permettent de mieux ancrer les apprentissages dans notre mémoire.

Pourquoi est-il important de faire un planning ?

Premièrement, parce qu'on ne peut pas rester concentré trop longtemps sans que le cerveau ne sature. L'idée est donc, pour le jeune, d'appliquer la méthode Pomodoro qui consiste en maximum quatre plages de révisions de 25 minutes chacunes entrecoupées de pauses de 2-3 minutes puis d'une grande pause de 30 minutes. L'idéal est d'intégrer ces plages de concentration et d'aération indispensables les unes comme les autres, directement sur son planning pour travailler le plus efficacement possible sans saturer. Qu'il n'hésite surtoit pas pendant les pauses à s'aérer, à bouger, à boire un grand verre d'eau. Cela va réoxygéner son cerveau. 

Deuxièmement parce que pour ancrer les apprentissages dans la mémoire à long-terme, il faut réactiver pluseirs fois sa mémoire. Faire un planning permet d'inclure en amont sur le planning toutes les plages de réactivation pour se sentir prêt le jour de l'examen. 

Maintenant pour être sûr de se servir effectivement de cet emploi du temps, il va falloir sortir de la contrainte pure. Pour être efficace, un emploi du temps doit intégrer des moments où le jeune souffle vraiment, où il se ressource comme il le souhaite : en voyant ses amis, en écoutant de la musique, en faisant du sport, ... Sans ces plages de divertissement, le planning sera mis au fond d'un tiroir. Il sera bien trop déprimant pour être utilisé.

Comment faire un planning de révisions efficace ?

Un planning efficace doit permettre, en amont, de bien segmenter les révisions. par matière pour être sûr d'avoir tout révisé à la fin. Avant chaque plage de travail, il convient de se fixer un objectif SMART, c'est-à-dire spécifique, mesurable, assez ambitieux pour être motivant mais tout de même réaliste et surtout défini dans le temps. En parlant de temps, ne surtout pas hésiter à mettre un minuteur qui marquera la fin de chaque session de travail pour éviter qu'elle ne s'étire dans le temps.

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