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NOUVEAUTE 🎉 Découvrez Les 10 secrets des parents dont les enfants réussissent.

Pour ou contre l'éducation positive ?

Merci Philippine Dolbeau de m’avoir permis de m’exprimer au sujet de la parentalité bienveillante, des moyens de bâtir une relation parent-enfant épanouissante et constructive mais aussi des apprentissages pour les enfants HPI, TDA/H ou dys.

  1. L’éducation positive : pour ou contre ?
  2. Y a-t-il une tyrannie de la parentalité ?
  3. Mon enfant défie mon autorité : faut-il lui accorder plus de liberté ou lui imposer des limites ?
  4. Enfants HPI : une mode ou une excuse ?
  5. Que pensez-vous des stages de responsabilité parentale ?

 

L’éducation positive : pour ou contre ?

Je suis adepte de la psychologie positive et d’une relation parent-enfant positive ce qui signifie, avant tout, une relation où l’écoute prime. On met souvent des mots complexes et vides de sens pour faire débats et créer des polémiques qui n’apportent rien. Je pense que si on interroge les parents, ils sont tous pour écouter son enfant, pour qu’il s’épanouisse pleinement. Et, pour moi, c’est ça la parentalité positive. C’est de se dire qu’au fond de chaque personne il y a une pépite et qu’il s’agit de l’aider à la découvrir pour qu’elle puisse se développer au maximum.

Y a-t-il une tyrannie de la parentalité ?

Arrêtons de croire qu’il y a un parent modèle. Je pense que ce qu’il faut réussir à mettre en place avec son enfant, c’est un dialogue. Ce n’est pas le parent qui doit se mettre au service de l’enfant. C’est réussir à aller chercher son enfant là où il est et l’aider à grandir mais également à accepter, lui aussi, votre part de liberté. On est des parents : on a des qualités mais aussi des défauts. On va commettre des erreurs ce qui est tout à fait normal puisqu’on est des êtres humains avant tout. On va vivre des choses qui vont parfois être difficiles pour nos enfants (des divorces, des décès, des périodes de chômage, …) Je crois que ce qui est important, c’est d’accepter l’autre tel qu’il est. Nous, parents, devons accepter nos enfants tels qu’ils sont pour les aider à s’épanouir, à grandir et à se réaliser mais, eux aussi, doivent nous accepter en tant que personnes faillibles en se disant qu’on essaie de faire au mieux pour les élever.

Je pense qu’il faut sortir de la tyrannie du parent idéal pour accepter le parent réel, libre, faillible, et parfaitement imparfait mais plein de bonne volonté et d’amour.

Si mon enfant défie mon autorité, faut-il lui accorder plus de liberté ou, au contraire, lui imposer des limites ?

L’un ne va pas sans l’autre en réalité. La première chose à faire, quand on est parent, est de poser un cadre parce que c’est extrêmement sécurisant pour les enfants. On a parfois l’impression, aujourd’hui, que le cadre est une atteinte à la liberté alors que, précisément, un enfant a besoin de limites pour se sentir en sécurité et protégé et exercer ainsi pleinement sa liberté. C’est la condition sine qua non pour qu’il puisse explorer et aller au-devant de sa liberté.

Une fois que le cadre est posé, l’enfant peut oser, expérimenter, aller à la rencontre de lui-même, flirter avec les limites pour se découvrir. Le cadre apporte la sécurité nécessaire à une liberté sans risque.

Enfants HPI : une mode ou une excuse ?

La douance n’est ni un effet de mode, ni une excuse, c’est une réalité. Il existe des enfants qui présentent des spécificités : haut potentiel intellectuel (HPI), trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), dys. En général, la scolarité n’est facile ni pour eux, ni pour leurs parents. Réaliser que l’on a telle ou telle spécificité est important car cela permet de poser des mots sur un malaise que l’on ressent sans savoir pourquoi. En ce sens, c’est extrêmement rassurant pour la famille et pour l’enfant lui-même.

En revanche, ce qui va s’avérer compliqué est de ne pas laisser ce diagnostic enfermer notre enfant. Il ne faut pas s’en servir pour tout justifier mais apprendre à faire avec. Pour cela, il va falloir comprendre ce que cette spécificité implique en termes d’apprentissages et de comportement pour apprendre à faire avec, voire à en faire un atout.

C’est d’ailleurs l’objectif du livre Les 10 secrets des parents dont les enfants réussissent : on ne doit pas s’arrêter à des étiquettes, à des freins, à des blocages, on doit évoluer et trouver les moyens de mettre nos enfants en mouvement et ce, quelles que soient leurs spécificités.

Que pensez-vous des stages de responsabilité parentale prônés par Elisabeth Borne ?

Je ne suis pas d’accord pour acculer encore les parents. Encore faudrait s’intéresser à la situation des parents dits « démissionnaires ». Peut-être s’agit-il de familles monoparentales où la maman cumule des horaires indécents pour subvenir aux besoins de sa famille ? Et là, en plus de tout ce qu’elle aurait déjà à gérer pour joindre les deux bouts, on viendrait lui dire qu’elle n’a pas bien fait et le couperet lui tomberait sur la tête ? Chaque cas est unique ! Et je ne suis pas sûre que les mesures coercitives où on accable les parents soient véritablement ce dont notre société a besoin.

Je pense que l’on a bien plus besoin d’accompagner les jeunes et de trouver des solutions pour aider des parents qui sont parfois eux-mêmes en situation assez difficile.

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Présenté par: Sandrine
le 24 Novembre 2023
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