L'orthographe, un traumatisme d'enfance

C'est dès son plus jeune âge que le gouffre entre Anne-Marie Gaignard et l'orthographe s'est creusé. Au lieu d'avoir le soutien d'une mère bienveillante et compréhensive, elle n'essuyait que des reproches et des réprimandes de sa part.Elle aurait voulu trouver en elle une oreille compatissante pour calmer ses angoisses mais il n'en était rien. En plus de ses difficultés en français et de ses fautes d'orthographe à répétition, elle devait affronter les colères de sa mère qui la considérait incapable de vaincre ses difficultés et qui, en quelque sorte, le lui reprochait. A 7 ans, le diagnostic est tombé comme un couperet, elle était dyslexique ! Ce n'est des années plus tard qu'elle a compris qu'elle souffrait, en réalité, de dysorthographie et qu'elle avait le pouvoir d'en venir à bout grâce à une méthode adaptée à son type de mémoire. Plutôt que d'être une enfant incapable, elle avait été une enfant victime d'un ratage au niveau de l'apprentissage à cause d'une méthode de lecture globale qui ne lui convenait absolument pas.

Pourquoi tant de difficultés dans l'apprentissage de l'orthographe?

Pour vaincre les fautes d'orthographe, encore fallait-il comprendre d'où elles provenaient. En réalité, il existe trois types de mémoire : auditive, visuelle et kynésique. Nous avons tous recours à ces trois mémoires dans nos apprentissages mais parfois l'une d'entre elles est pédominante. Quand c'est la mémoire auditive, cela ne pose, en général, pas de problème particulier puisque le système scolaire classique est conçu de telle sorte que l'on vous demande de vous asseoir, de ne pas bouger et d'écouter. En revanche, quand c'est la mémoire visuelle, à savoir la mémoire de ceux qui ont besoin de se faire des images mentales pour apprendre ou, encore pire quand c'est la mémoire kynésique, à savoir celle des enfants qui ont besoin de bouger, de toucher, de mimer pour apprendre, qui sont prédominantes, alors le bât blesse.

Or 30% des enfants ont une mémoire à prédominance kynésique et le système scolaire ne prend pas en compte leur besoin de "faire" pour apprendre et comprendre. Ils se retrouvent ainsi avec des difficultés pour apprendre le français, avoir une lecture fluide ou comprendre la grammaire. Les accords et les verbes leur sont totalement étrangers. Ainsi, les fautes d'orthographe pleuvent et ils deviennent abonnés aux notes en-dessous de la moyenne en dictée. Petit à petit, ils se discréditent et perdent confiance en eux et la spirale négative devient difficile à inverser.

Défi 9 : une formation adaptée à tous

C'est la raison pour laquelle la méthode Défi 9, développée par Anne-Marie Gaignard, repose sur le fait de travailler conjointement ces trois types de mémoire. Chacune des formations commence par un questionnaire qui permet de déterminer le type de mémoire prédominant de l'élève pour le comprendre et l'accompagner au mieux. Les coachings orthographiques proposés sur Zeneduc, permettent de redonner l'envie d'écrire à de nombreux adultes et enfants jusqu'alors fâchés avec l'orthographe. Il s'agit de vaincre définitivement les fautes d'orthographe pour leur redonner à la fois confiance en eux et le goût de la langue française, des jolis textes et des mots.

http://www.la-croix.com/Famille/Parents-et-enfants/Apprendre-a-s-ecouter-ecrire-2016-09-13-1200788688